Mardi 15 janvier 2008 2 15 /01 /Jan /2008 05:29
Chers tous, 

cela fait, je sais, bien longtemps que je n'ai pas écrit, et comme on me le faisait récemment remarquer, le temps de l'Avent est désormais révolu... de même que le temps de Noël dois-je bien avouer. Ceci dit, je me ratrappe en mettant en ligne plus d'album photos que tous ceux déjà mis réunis. Attention, il faut suivre:

Notre histoire commence le 20 décembre 2007: ce jour-ci, il y a eu dans un quartier fort pauvre de la paroisse une campagne de santé suivie d'une chocolatada pour les enfants, c'est à dire une animation suivie d'une distribution de chocolat chaud et de paneton. Beaucoup de travail ce jour-là, avec tout un tas de p'tits bouts venus pour les consultations. Cf album n°5: Campagne de santé.

Le samedi 22 décembre, chamionnat de foot organisé par la paroisse, en collaboration avec les pandilleros. Sorte de Hooligans locaux soutenant ou l'Alianza (club de foot de Lima) ou la "U", autre club de foot de Lima. Evidemment, le championnat n'était pas organisé entre les deux camps. Un moment fort sympathique où le chef de la police du coin est venu nous visiter. Cf album n°6: Championnat

Dimanche 23 décembre, c'était les chocolatadas des différentes communautés. J'ai pour ma part assisté à celle de la communauté du Seigneur des miracles, où j'ai même été enrôlé pour jouer dans la petite pièce de théâtre d'un groupe de jeune. Que ne faut-il pas faire pour annoncer le Christ? cf Album n°6: Chocolatada

Lundi 24 décembre: Messes de la Nativité de Notre Seigneur (Au passage, joyeux Noël à tous), puis réveillon de Noël, pour moi au fond du lit pour cause de maladie, pendant que les autres ripaillaient à plein ventre juste à côté. La bouteille de Sauternes a été sauvée in extremis. Je me suis tout de même levé pour l'échange des cadeaux. Cf album n°7: Réveillons

Lundi 31 décembre: reréveillon, cette fois en grande forme, la bouteille a terminé sa course à ce moment là, avec la fin du Foie Gras. Cf Même album que précédent.

Mardi 1er janvier, journée détente à la plage avec le Père et Magali (l'infirmière française) à Pucusana, petit port de pêche fort agréable au sud de Lima. Première baignade dans l'Océan pacifique (bien fraîche), petit resto sur le port et balade en bateau où j'ai vu pour la première fois de ma vie une espèce de morse (voir la photo). Au port, à l'endroit où ls pécheurs débarquent le poisson, il y a une bonne vingtaine de pélicans qui déambulent pour récupérer des restes de poisson. C'est très drôle, on peut presque les toucher. (Au vu de leur bec, je ne m'y suis tout de même pas risqué). cf Album n°9: journée plage

Jeudi 3 janvier, anniversaire surprise du diacre et de moi-même, organisé par les jeunes de la paroisse, avec une cinquantaine de jeunes présents, avec au programme jeux, danses, chants, pour finir avec une tarte en pleine figure. Merci à tous, ils sont vraiment super! cf Album n°10, anniversaire

Bon voilà en gros ce dernier mois. Heu... à me relire, j'ai l'impression qu'il n'y a plus ou moins que des instants de détente et de fête. Il faut savoir qu'aux alentours de Noël ici, le travail pastoral est consacré, pour une bonne part, à faire la fête avec les gens. Ca me va bien, d'ailleurs. 
J'espère que tout va bien pour tout le monde, je ne vous oublie pas et vous laisse à votre lecture des photos. Il n'y aura surement rien de plus sur ce blog avant trois semaines, puisque en-dehors des réunions habituelles, préparation de la retraite de confirmation, d'un camp de jeunes en février, et de tout un tas de choses, je suis des cours d'histoire du Pérou, de thélogie, de sciences sociales etc.. dans le cadre de la formation chrétienne diocésaine (ou plutot vicariale) tous les soirs du lundi au vendredi pendant trois semaines. Vous voyez, on fait pas que rigoler quand même. 

Allez, je vous laisse pour finir un autre album "vrac", avec une photo de mon évêque et quelques photos de Campoy, ainsi qu'un album spécial nourriture péruvienne et enfin un petit album consacré à Môa, en toute humilité bien sur (mais bon comme on m'a souvent reproché qu'il n'y avait pas assez de photos de moi, vous allez être servis).

Au passage, n'oubliez pas que j'ai toujours besoin de vos prières pour continuer à annoncer le Christ sans relâche et être un jour le prêtre que Dieu veut pour son Eglise.

Amitié dans le Christ

Jean-Vivien

PS: bon, petit problème, je viens de m'apercevoir que je n'avais droit qu'à 5 albums photos sur mon blog, ce qui fait que j'ai du éliminer les 4 premiers, pour pouvoir en mettre de nouveaux. Pour les quatre derniers promis, ce sera un peu plus tard...
Par Jean-Vivien
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

quel beau début d'année mon cher fils et quelles belles photos de ce lointain pays mets en nous d'autres bien vite et ne bois pas trop de Chateau Guiraud papa
Commentaire n°1 posté par JEAN JACQUES PAQUIER le 18/01/2008 à 19h02
J'apprends de quelqu'un que tu te plaindrais du manque de commentaires sur ton blog. Alors, comme c'est le mercredi des Cendres, et qu'il faut faire des efforts, penser aux autres, surtout à ceux qui sont loin, alors, je me lance à te remercier pour la tenue régulière de ton blog... et à te souhaiter un bel itinéraire de conversion... Je ne te dis pas qu'il faille te convertir à certaines théologies douteuses, mais, au Seigneur Jésus lui-même... Et tant que j'y suis, je t'envoie la copie d'une partie de mon homélie de ce jour, et je te donne comme exercice, de l'achever... Dans toute existence, les commencements et les fins sont importants. Bien commencer, bien finir. Quand on part, partir dans la bonne direction, c'est-à-dire là où l’on veut, ou là où l’on doit aller ; et quand on revient, bien revenir à la case départ, si c’est là la destination recherchée. Bien commencer une rencontre, et bien la terminer : dans notre culture, les usages veulent que l’on se salue, que l’on se dise bonjour quand on se rencontre, puis au revoir, quand on se quitte. On pourrait prendre de multiples exemples de la vie, qui illustrent combien les commencements et les fins sont importants : le début et la fin d’un repas, le début et la fin d’un temps de prière, le début et la fin d’une journée, le début et la fin d’une année, et que dire du début et de la fin d’une vie ? Nous sommes entrés ce matin dans une nouvelle étape, une nouvelle période du temps liturgique, et ce mercredi des cendres en est le commencement : un jour important dans la vie de l’Eglise et le carême, un temps tout aussi important… Un temps orienté vers Pâques, dans 40 jours ; nous le savons tous, mais, nous y songeons peut-être moins, ce temps du Carême est plus encore orienté vers notre Pâque éternelle, un temps orienté vers ce passage ultime de notre existence, où nous devrons remettre notre dernier souffle entre les mains de Dieu. Je crois que ce n’est que dans cette perspective existentielle que l’on peut entrer dans l’épaisseur de ce temps, et non pas en rester simplement aux changements de couleurs, aux rites différents suivants l’année liturgique, et finalement en rester à une approche très superficielle des choses et de la liturgie elle-même : un jour notre vie ici bas aura une fin, et nous aurons à nous dessaisir de notre vie, jusqu’au dernier souffle ; nous aurons à tout remettre entre les mains de notre créateur, dans une démarche de confiance et d’abandon total. Le Carême nous prépare à cette étape de notre existence, et quelle étape !? C’est peut-être un peu abrupt, mais, je crois que l’on peut dire en vérité que le Carême est ce temps où l’on apprend à mourir, car la mort est l’horizon incontournable de toute existence humaine ! Nous y passerons tous que nous le voulions ou non. Evidement aucun d’entre-nous ne court spontanément dans cette perspective et dans cette direction ; il s’agit d’un combat, et la liturgie nous a prévenu dès le psaume invitatoire : « Entrons dans le combat de Dieu ». Consentir à se dessaisir de notre vie pour appartenir au Seigneur, voilà le grand enjeu du carême. Me dessaisir de ma vie, c’est bien consentir à mourir et c’est un vrai combat. Je voudrais tellement m’appartenir, faire ce que je veux, être maître de ma vie, jusqu’à tout choisir, tout maîtriser et dans notre culture, choisir même l’instant de ma mort. Nous nous rendons bien compte que le Carême nous appelle à aller radicalement à l’encontre d’une part importante de la culture actuelle qui exalte le moi, encourage chacun à être autonome, à savoir à être lui-même sa propre règle, à définir lui-même les conditions et l’orientation de sa propre vie, en fonction de lui-même et non en fonction des autres. « Je fais ce que je veux, je fais ce qui me plait ». Dans la lecture du capitule de l’office des Laudes de ce matin, nous entendions ces premières paroles du Carême tirées du Deutéronome : « Tu es un peuple consacré au Seigneur ton Dieu : c’est toi qu’il a choisi pour être son Peuple particulier, parmi tous les peuples de la terre. C’est par amour pour vous et par fidélité au serment fait à vos pères que le Seigneur vous a fait sortir par la force de sa main, et vous a délivrés de la maison d’esclavage et de la main de pharaon » La 1° grande affirmation du carême est notre appartenance au Seigneur : « Tu es un peuple consacré au Seigneur ton Dieu ». Nous appartenons au Seigneur, par grâce, par appel gratuit… Et dans le répons graduel nous chantions : « Dieu nous a aimés le premier, il a fait alliance avec nous, sa tendresse est sans mesure ». Nous comprenons alors pourquoi l’Eglise nous fait entendre aujourd’hui l’appel de Joël : « Revenez au Seigneur votre Dieu ». Elle sait combien notre tendance, notre pente naturelle, est de vouloir reprendre ce que nous avons donné. Nous appartenons au Seigneur, mais, nous nous reprenons régulièrement… Quels sont nos attachements ? Quelles sont nos idoles, que nous faisons passer devant le Seigneur, avant lui ! Qui comptent plus que Lui dans notre vie ? L’Evangile nous invite à nous placer en secret sous le regard de Dieu, et non pas sous le regard des hommes, où à être prisonnier de notre propre regard sur nous-mêmes : quand vous jeunez, ne jeûnez pas pour être vu des hommes, mais, de votre Père qui voit dans le secret, et encore ce matin la liturgie ne nous invitait-elle pas à être attentif à notre regard ? « les yeux fixés sur Jésus Christ », qui monte vers Jérusalem, pour y être livré, pour mourir, ressusciter et communiquer la vie nouvelle. Alors….
Commentaire n°2 posté par Le Père supérieur le 06/02/2008 à 22h42
Bien cher jean-Vivien, je vais tacher d'être moins long que le recteur, sinon je te connais tu ne vas pas tout lire!! Notre Seigneur étant résuscité, j'espère que tu es toi aussi passé de la mort à la vie! je n'en doute pas un instant! me voici d retour entre Poitou et Limousin près de la collègiale et des deux grands saints qu'elle abrite (il m'est inutile de te redire leurs noms, je sais que tu les as déjà invoqués rien qu'à penser que je suis près d'eux!). je nete refais pas le point sur mon stage en paroisse ni sur mon rdv avec Mgr de Limoges.... je t'invite cpdt à bien prier même si je suis actuellement dans la paix, cela fait tjrs du bien. je voulais aussi te dire qu'une mise à jour s'impose si tu veux que nous soyons assidus à la lecture de ce blogichon! Je t'espère en bonne forme et e garde dans mes prières +andré
Commentaire n°3 posté par andré du Dorat le 24/03/2008 à 13h30
Connaissez-vous un feu Jean Vivien, qui était pasteur protestant en ville de Neuchâtel pendant et après la seconde guerre mondiale. Il m'a marié en 1970, et je voudrais plus de renseignements à son sujet.Jl.nicollier@gmail.com
Commentaire n°4 posté par Jean-Luc Nicollier le 13/12/2011 à 10h04

Présentation

Profil

  • Homme
  • 03/01/1985
  • Célibataire
  • Séminariste pour le diocèse de Bordeaux (France) en coopération au Pérou.

Recherche

Créer un Blog

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus